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La Région soutient la mobilisation contre les suppressions d'emploi dans l'Education

  Mardi, 31 Janvier 2012 16:25
Communiqués / Région Ile-de-France

Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France, Henriette Zoughebi, Vice-présidente en charge des lycées et des politiques éducatives, et Eddie Aït, Maire et Conseiller régional d'Ile-de-France, sont aux côtés des communautés scolaires cet après midi pour dénoncer les suppressions d'emplois dans l'Education nationale.

Les chiffres sont aujourd'hui connus : les 988 suppressions d'emplois programmées dans le budget de l'Education nationale pour la rentrée 2012 dans les académies de Paris, Créteil et Versailles vont se traduire concrètement par la disparition de l'équivalent de 1403 postes d'enseignants, dont 1222 dans les lycées.

Les lycées professionnels sont particulièrement concernés avec l'achèvement de la généralisation du bac professionnel en trois ans, qui s'accompagne de l'extension de la norme à 30 élèves par classe au lieu de 24 auparavant.

Dans les lycées généraux et technologiques où les effectifs augmentent (+1279 à Versailles, +345 à Créteil, + 212 à Paris), les élèves seront plus nombreux dans des classes en moyenne à 35. Ils pourront être regroupés avec des camarades d'autres classes pour certains enseignements. Comment garantir un suivi personnalisé dans ces conditions ? D'autant que leurs enseignants, moins nombreux, seront également moins disponibles : le taux des heures supplémentaires explose, pouvant atteindre jusqu'à 20% dans certains lycées.

Les suppressions d'emplois se traduisent également par une diminution de l'offre de formation de proximité. Les formations technologiques tertiaires disparaissent dans huit lycées de l'académie de Versailles. A Créteil ce sont notamment les BTS qui sont touchés avec deux fermetures à Bondy et Chelles par exemple. Dans cette académie s'ajoute la disparition des moyens horaires pour la maintenance informatique, alors que la Région achève le déploiement de l'espace numérique de travail Lilie.

A Paris, les plus fortes économies porteront sur les options de langues et d'enseignement artistique (474 heures en 2012, contre 1274 en 2011). A ce niveau, c'est l'avenir même de ces enseignements qui est compromis.

Les inégalités entre lycées franciliens, déjà très marquées, vont continuer à s'accentuer avec ces mesures, au détriment de la mixité sociale et de la réussite de toutes et tous. Et ce au moment où la Région travaille avec les communautés scolaires et les élus pour redonner de l'égalité entre territoires, entre lycées et entre élèves, dans le cadre de l'Observatoire régional de la mixité sociale et de la réussite scolaire.

Avec cette politique, les contraintes budgétaires qui l'accompagnent, et la remise en cause des métiers de l'éducation, c'est le sens même de l'école qui est remis en question. L'ensemble des élus régionaux s'exprimeront dans les conseils d'administration des lycées consacrés à la préparation de la rentrée pour exiger les moyens d'une autre ambition pour les jeunes et leur formation.


 
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