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Cassation sur Baby Loup : réactions politiques

  Mardi, 19 Mars 2013 18:53
Revue de presse / Parti Radical de Gauche

AFPPARIS, 19 mars 2013 (AFP) - Voici des réactions politiques à l'annulation mardi par la Cour de cassation du licenciement d'une employée voilée de la crèche privée Baby Loup et aux propos de Manuel Valls regrettant cette décision.

- Jérôme Guedj (PS): "Je suis comme Manuel Valls : à chaque fois qu'on donne l'impression de transiger sur les principes de laïcité, ce n'est pas bon pour le vivre ensemble. Il faut respecter une décision de justice, mais cela veut dire qu'on a peut-être à se poser la question de l'adaptation de notre corpus législatif, pour partout et tout le temps préserver et sanctuariser la laïcité (...) La neutralité doit être protégée dans tout ce qui s'apparente à des missions de service public. Peut-être il faudra rouvrir le dossier législatif pour éviter ce type de jurisprudence" (dans les couloirs de l'Assemblée)

- Bruno Le Roux, chef de file des députés PS : "Manuel Valls peut donner son avis sur un certain nombre d'éléments. Je remarque que cela a tout de suite été mis en exergue. Moi, cela ne m'a pas choqué que le ministre de l'Intérieur dise ce qu'il pense" (dans les couloirs de l'Assemblée)

- Eric Ciotti (UMP): "Il faudra légiférer pour prendre en compte le sens de cet arrêt et pour faire en sorte que le principe de laïcité dans ce cadre soit précisé par la loi". Le député, qui s'exprimait dans les couloirs de l'Assemblée, a ensuite précisé dans un communiqué qu'il déposera "dans les prochains jours" une proposition de loi.

- Marion Maréchal-Le Pen (FN): "je regrette qu'il y ait des femmes qui imposent de façon si visible leur appartenance religieuse (...) Je déplore la décision de la Cour de cassation et je suis assez étonnée et quand même satisfaite que M. Valls la déplore également (...) Marine Le Pen avait proposé que l'on interdise les signes religieux ostentatoires dans les rues" (dans les couloirs de l'Assemblée)

- Jacques Myard (UMP): la décision de la Cour de cassation "est peut-être fondée légalement, elle est politiquement et juridiquement inutile et inopportune. Car elle donne un signal dangereux qui est l'aval au communautarisme. S'il faut modifier la loi, s'il faut effectivement modifier toute la législation pour que la Cour de cassation respecte la laïcité, on le fera et personnellement j'y suis favorable". Manuel Valls "a parfaitement le droit de dire" que ce qu'a décidé la Cour "est inopportun". "Il le dit à l'Assemblée, et cela ne me choque nullement. Le contraire aurait encore été plus choquant"

- Guillaume Peltier et Geoffroy Didier (UMP, Droite Forte): "Surpris de voir à quel point le strict respect du droit peut paraitre aussi décalé avec la réalité d'une société comme avec les attentes des Français, nous déplorons une telle décision de justice qui constitue une véritable entrave à la laïcité et un encouragement au communautarisme (...) Si chacun a le droit, dans notre pays, d'exercer son culte de manière libre et apaisée, la laïcité ne doit pas être pour autant une coquille vide ni un vain mot. C'est pourtant bien l'impression que la décision de la cour de Cassation laisse aujourd'hui à nos concitoyens" (communiqué).

- Eddie Aït, maire (PRG) de Carrières-sous-Poissy, conseiller régional d'Ile-de-France, "regrette cette décision et réaffirme son soutien à la structure de petite enfance". "En invoquant une obligation de neutralité philosophique, politique et confessionnelle prévue par le règlement intérieur, la crèche a toujours défendu les valeurs de la laïcité en refusant qu'une employée porte des signes ostentatoires d'appartenance religieuse". "La décision d'aujourd'hui est la preuve que la laïcité demeure un défi pour la République" (communiqué).


 
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