• Carrières - 5
bandeau

Combien vont coûter les nouveaux rythmes scolaires

  Vendredi, 22 Novembre 2013 09:32
Revue de presse / Carrières-sous-Poissy

parisienA combien va se chiffrer l'addition des rythmes scolaires ? C'est la question qui taraude actuellement les élus, peu enclins dans l'ensemble à mettre en place cette réforme. Et les propos du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui s'est exprimé mardi sur le sujet lors du Congrès des maires, ne les ont pas rassurés.

Hier, Eddie Ait, le maire (PRG) de Carrières-sous-Poissy, qui figure parmi ceux qui réclament un report de sa mise en place, a adressé un courrier au président de la République. « J?e sollicite de votre part une révision du dispositif afin de bénéficier d'une année de report supplémentaire à la mise en place de la réforme, écrit l'élu. Les incertitudes sont grandes. La question du financement d'une telle démarche est posée. Les réponses à y apporter conditionnent le contenu de qualité de ce qui constitue désormais les temps d'activités périscolaires », poursuit le maire qui évalue à 600 000 € le coût de la réforme.

De probables répercussions pour les contribuables

Pour beaucoup, la mesure pourrait avoir des répercussions pour les contribuables. Et ce malgré les 50 € par élève versés par l'Etat jusqu'en 2015 et l'aide de la CAF. « On ne fera évidemment pas payer les parents, ce serait un scandale, assure Pierre Fond, maire (UMP) de Sartrouville. Mais il est évident que cela peut avoir des répercussions en termes de fiscalité. La ville devra embaucher 340 animateurs pour les 28 écoles. Avec cette somme, on aurait par exemple pu financer près de 250 berceaux en crèche par an », indique-t-il. Jacques Myard, le député-maire (UMP) de Maisons-Laffitte, partage le même avis. « D'une manière ou d'une autre, ce sont les habitants qui paieront, insiste-t-il. On aurait surtout dû réfléchir à la durée des vacances scolaires. »

Philippe Esnol, le sénateur-maire (PRG) de Conflans-Sainte-Honorine, lui, dénonce la méthode. « La loi nous est imposée sans la moindre concertation, regrette-t-il. Il est hors de question de toucher à la fiscalité locale, il faudra faire des arbitrages par ailleurs. » « Cet argent sera pris sur le budget global au détriment d'autres dépenses », prévient également Bernard Valette, adjoint (UMP) de Rambouillet.

A Viroflay, Maurepas ou encore Chatou, la mesure ne devrait pas provoquer une hausse des impôts en 2014. Toutefois Ghislain Fournier, le maire UMP de Chatou, « ne peut rien promettre pour la suite ».

A Guyancourt, on a déjà plus ou moins anticipé cette réforme. « Nous avons de toute façon déjà des moyens mobilisés, même s'il faudra les renforcer pour la pause méridienne qui sera allongée. Nous avons aussi choisi le maintien des horaires d'entrée et de sortie pour l'école afin de conserver les repères des familles et des enfants », indique François Deligné, le maire (PS) de Guyancourt, pour qui le débat ne porte pas sur « la fiscalité mais bien sûr l'intérêt de l'enfant ».

D'autres ont carrément décidé de boycotter cette réforme. A l'initiative de ce bras de fer, le maire (UMP) d'Elancourt, Jean-Michel Fourgous, suivi par une vingtaine d'élus des Yvelines.

Source  : Le Parisien - Edition Yvelines - 21 novembre 2013


 

Inscription2



Articles liés

Plus d'info