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Automobile : Jean-Claude Mailly défend la filière

  Mercredi, 30 Janvier 2013 11:46
Revue de presse / Carrières-sous-Poissy

parisienHasard du calendrier. Hier, alors que le plan social du groupe PSA a été suspendu par la justice, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, a participé à un débat prévu de longue date sur l'avenir de l'industrie automobile. Des syndicalistes mais aussi des élus ont pris part à ce débat organisé à Carrières-sous-Poissy.

Près de 200 salariés, venus des différentes usines du groupe, entre autres du Nord et de Normandie, ont assisté à cette réunion.

L'ensemble des participants a fait part de ses craintes. « Quand une entreprise annonce des suppressions d'emplois, je suis inquiet », a confié Eddie Aït (PRG), le maire et conseiller régional de Carrières-sous-Poissy, qui accueillait l’évènement. « Nous sommes le premier département automobile de France, a rappelé Arnaud Richard, le député UMP. Cette filière représente des dizaines de milliers d'emplois. »

Jean-Claude Mailly a dit tout le mal qu'il pensait des délocalisations. Il invite la population « à acheter français ». « J'ai fait des reproches à Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif mais, lorsque je l'ai vu en marinière et avec un robot dans les mains, j'ai trouvé que c'était une démarche positive », a-t-il précisé.

Jean-François Kondratiuk, le délégué FO du site de Poissy, redoute les accords de compétitivité qui visent à modifier l'organisation du travail dans les entreprises. « Pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour chez nous, mais des constructeurs utilisent le chantage, explique-t-il. Il faudra être mobiles, sinon ce sera le licenciement. » Pour le site de Poissy, il a évoqué des besoins de logements pour les nouveaux arrivants mais aussi l'urgence de réaliser des infrastructures routières. « A l'avenir, nous produirons 400 000 véhicules par an, contre 240 000 en 2012, indique Jean-François Kondratiuk. Il nous faudra des liaisons routières pour nos fournisseurs qui livrent en temps réel les chaînes de montage. » Une manière de réclamer la réalisation de l'A 104.

Source : Le Parisien - Edition Yvelines - 30 janvier 2013


 
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