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Commémoration de la fin de la Guerre d'Algérie : un cinquantième anniversaire placé sous le signe du souvenir et de la réconciliation

  Mardi, 20 Mars 2012 11:58
Communiqués / Carrières-sous-Poissy

Lundi 19 mars, Eddie Aït, Maire de Carrières et Conseiller Régional d'Ile-de-France, entouré d'élus, d'anciens combattants et de Carriérois venus en nombre s'associer à la cérémonie, a rendu hommage aux victimes de la Guerre d'Algérie. Cette année un peu particulière marquait le cinquantième anniversaire des Accords d'Evian.

Il y a très exactement 50 ans, le 19 mars 1962 à midi, les accords d'Evian mettaient fin à ce que l'on qualifiait parfois d' « événements » d'Algérie, pour désigner des opérations de maintien de l'ordre ou de pacification, mais qui constituaient en réalité une véritable guerre d'indépendance. Ce cessez-le-feu mit fin à huit ans de guerre. Il marqua la fin des combats sur le terrain entre les troupes françaises et les combattants de l'armée de libération nationale.

Ces accords furent l'aboutissement d'âpres négociations, entamées en mai 1961, par les représentants du Gouvernement français et ceux du Gouvernement provisoire de la République algérienne. Ils furent ratifiés ensuite par une très large majorité du peuple français, le 8 avril 1962, avec plus de 90 % des suffrages positifs.

Rassemblés à l'Ancien Cimetière de Carrières, élus, anciens combattants et Carriérois, ont rendu une nouvelle fois hommage aux victimes de cette guerre qui a marqué et marque encore les consciences des deux rives de la Méditerranée.

« Devant le monument aux morts de Carrières, nous commémorons cet épisode des relations entre la France et l'Algérie. La commémoration renforce les liens entre les générations. Elle est propice à l'enseignement, à la pédagogie, l'incompréhension du présent naissant souvent de la méconnaissance du passé » affirme Eddie Aït, Maire et Conseiller Régional d'Ile-de-France.

Cette cérémonie a rappelé l'importance toute particulière que l'équipe municipale attache au devoir de mémoire, « élément essentiel de notre conscience collective et citoyenne » a rappelé Eddie Aït, et a permis de témoigner une fois de plus une profonde reconnaissance aux anciens combattants présents.

« Un demi-siècle après la fin des combats, nous devons nous enrichir de nos différences afin de pouvoir avancer du même pas vers un monde meilleur. Je suis certain qu'il est enfin possible de réconcilier les mémoires des différents protagonistes, au-delà des rancœurs et des souffrances, et que, dans l'intérêt de tous, l'apaisement puisse enfin prévaloir » explique Eddie Aït, Maire et Conseiller Régional.

Eddie Aït a conclu son discours en rappelant la célèbre phrase d'Albert Camus : « Toute autre politique que celle de la conciliation n'amènera pas seulement la mort inutile de Français et d'Arabes, elle accentuera la solitude arabe et la solitude française, et le malheur de deux peuples ».

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