• Carrières - 5
bandeau

Affaire Babyloup de Chanteloup les Vignes (78) : la laïcité demeure un défi pour la République !

  Mardi, 19 Mars 2013 17:04
Communiqués / Carrières-sous-Poissy

La Cour de Cassation vient d'annuler le licenciement d'une salariée de la crèche associative Babyloup de Chanteloup les Vignes. Ce licenciement « pour faute grave » résultait du refus par la salariée de retirer son voile et avait été validé par le Conseil des Prud'hommes en 2010, décision confirmée ...par la cour d'appel de Versailles en 2011.La Cour de cassation a notamment jugé que le principe de laïcité ne pouvait être invoqué pour les "salariés des employeurs de droit privé qui ne gèrent pas un service public".

Eddie Aït, Maire de Carrières-sous-Poissy (PRG), Conseiller régional d'Ile-de-France et 1er Vice Président de la Communauté d'agglomération des deux rives de seine, regrette cette décision et réaffirme son soutien à la structure de petite enfance: « En invoquant une obligation de neutralité philosophique, politique et confessionnelle prévue par le règlement intérieur, la crèche a toujours défendu les valeurs de la laïcité en refusant qu'une employée porte des signes ostentatoires d'appartenance religieuse».

La ville de Carrières-sous-Poissy, dont Eddie AIT est Maire, est liée par convention avec la crèche pour la mise à disposition de places pour des enfants carriérois. « La laïcité est une valeur essentielle. C'est l'affirmation de l'idée que la loi républicaine doit viser le bien commun et non pas l'intérêt particulier. » a-t-il par ailleurs souligné.

« La décision de la Cour de Cassation met en lumière le fait que le principe de neutralité n'est posé que pour les fonctionnaires. La question est désormais posée : la laïcité s'arrête-t-elle aux portes des administrations ? » s'interroge le Maire de Carrières-sous-Poissy « Ne faudrait-il pas suivre la recommandation de la Halde qui en 2011 proposait d'examiner l'opportunité d'étendre les obligations de neutralité qui s'imposent dans les structures publiques aux structures privées des secteurs social, médico-social ou de la petite enfance, chargées d'une mission de service public ou d'intérêt général ? ».

La décision d'aujourd'hui est la preuve que la laïcité demeure un défi pour la République.


 
Plus d'info