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Baby-Loup soulagé après la décision des prud’hommes

  Mardi, 14 Décembre 2010 00:00
Actualité / Carrières-sous-Poissy
parisien

Fin d’une longue épreuve pour la crèche Baby-Loup, implantée au cœur de la cité de la Noé à Chanteloup-les-Vignes. Hier, le conseil de prud’hommes de Mantes-la-Jolie a débouté la nounou voilée qui réclamait 80000 € de dommages et intérêts pour licenciement abusif après son renvoi en 2008.

Elle refusait de retirer son voile sur son lieu de travail.

La validation par le tribunal du licenciement pour faute grave a soulagé l’équipe de direction de la crèche, les personnalités politiques locales mais aussi les familles. Très émue à l’issue de l’audience, Natalia Baléato, la directrice, avait du mal à trouver ses mots. « Nous avons tenu bon, mais deux ans de procédure et d’attente, c’est très long », confiait la fondatrice de Baby-Loup.

Beaucoup pensaient que cette affaire pouvait entraîner la fermeture de l’équipement. C’était l’avis de Cédric, un père de famille qui profite des services de la crèche et qui a salué le jugement : « Je ne comprends pas la position de l’employée qui a cherché à nuire à Baby-Loup en utilisant la religion, s’interroge-t-il. Elle a le droit de porter le voile chez elle et dans la rue, mais pas au contact des enfants de la crèche. » Guillaume, venu au tribunal avec son épouse et son enfant, se dit satisfait : « Nous travaillons tous les deux la nuit, Baby-Loup nous rend service. Sans cette crèche, nous et de nombreuses familles serions en galère. »

C’est aussi le bout du tunnel pour la mairie, qui a pris parti pour l’équipement malgré la position initiale de la Halde. L’organisme accusait la crèche de discrimination. Catherine Arenou, la maire (UMP), salue « la sagesse des juges ». « Les associations peuvent désormais se référer à cette décision de justice qui vient combler un vide juridique », note l’élue, farouche défenseur de la laïcité.

Le Parti socialiste est, lui aussi, aux côtés de la structure. « Baby-Loup joue un rôle important dans l’accès au travail des femmes, notamment celles qui travaillent en horaires atypiques et pour qui la dignité est justement de travailler pour nourrir leurs enfants », insiste Estelle Rodes, la première secrétaire fédérale du PS. Eddie Aït, maire (PRG) de Carrières-sous-Poissy, évoque la loi : « Le conseil de prud’hommes vient rappeler le principe de séparation des Eglises et de l’Etat posé en 1905 et le principe de laïcité. »


 
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